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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:08

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Quelques jours après leur élimination en Coupe de la Ligue face à Lyon (1-2), les Olympiens se sont fait surprendre en seizième de finale de Coupe de France par une équipe niçoise rajeunie (4-5). Une nouvelle désillusion pour les hommes d’Anigo désormais dans l’obligation de briller en championnat pour sauver leur saison.

 

Alors certes, les Marseillais ont cruellement manqué de réussite mardi soir au Vélodrome, et c’est le moins que l’on puisse dire, mais cette douche froide révèle de grosses lacunes. Pas forcément dans le secteur offensif, avec quatre buts marqués sur quinze tentatives, mais bien sur le plan défensif. C’est clairement dans ce domaine que le bas blesse. Ainsi, cinq des sept tirs des Aiglons (sur six cadrés) ont trouvé le chemin des filets du pauvre Steve Mandanda. Difficile d’obtenir sa qualification dans ces conditions. Plus que l’ancien gardien havrais, impérial depuis le début de saison, c’est toute l’arrière-garde olympienne qui est responsable de ce naufrage. En milieu de semaine, les quatre titulaires alignés par José Anigo, à savoir Mendy, Nkoulou, Diawara et Abdallah, ont une nouvelle fois failli, au grand dam des supporters phocéens.

 

C’est grave docteur ?

 

http://sport24.lefigaro.fr/var/plain_site/storage/images/football/coupe-de-france/actualites/mandanda-c-est-une-honte-totale-674404/16574713-1-fre-FR/Mandanda-C-est-une-honte-totale_article_hover_preview.jpgAbandonné par sa défense, c’est un Steve Mandanda amer mais disponible qui a réagi après cet affront subi face aux remplaçants de l’OGC Nice dans ce derby de la Méditerranée. Selon lui, ce revers est « une honte totale ». L’Olympique de Marseille, qui faisait de la Coupe de France un véritable objectif, est tombée de haut. A quelques jours de la fin du mercato d’hiver, on se dit qu’une ou deux recrues seraient les bienvenues du côté de la Cannebière pour renforcer une défense pour le moins fragile. Car, soyons clairs, seul le jeune Benjamin Mendy (19 ans) donne quelques signes de satisfaction. Encore en phase d’apprentissage, le latéral gauche arrivé cet été en provenance du Havre AC réalise une première saison encourageante. Malgré quelques erreurs de placement, le finaliste du dernier Championnat d’Europe des moins de 19 ans s’est fait une place de titulaire au sein de l’effectif marseillais (16 matches disputés en Ligue 1) reléguant ainsi Jérémy Morel sur le banc.

 

Pour le reste, il y a de quoi s’inquiéter. A commencer par le supposé patron de la défense : Nicolas Nkoulou. L’ancien monégasque, brillant la saison passée, est méconnaissable. Battu dans les duels, souvent mal placé, fébrile dans ses relances, l’international camerounais n’est plus que l’ombre de lui-même. Courtisé par les plus grands clubs européens (Bayern, Barcelone et Arsenal), Nkoulou n’a sans doute pas digéré un départ annoncé lors du dernier mercato estival. Même s’il a refusé une offre de 12 millions d’euros mi-décembre en provenance de Naples, le président Vincent Labrune n’exclut pas un transfert d’Nkoulou d’ici fin janvier en cas de proposition alléchante. Pour ce qui est de son compère en charnière centrale, Souleymane Diawara, fautif sur deux buts mardi soir, le nombre des années (35) commence vraiment à se faire sentir. Souvent blessé et trop irrégulier, Lucas Mendes (23 ans) tarde lui à assurer la relève. Enfin, dans le couloir droit, Kassim Abdallah n’a pas profité de la blessure de Rod Fanni pour se mettre en valeur. Il reste quelques jours aux dirigeants marseillais pour trouver un renfort et ainsi panser les plaies. Et pourquoi pas le Sochalien Sébastien Corchia ? Mais attention, Lille est également sur le coup …

 

Seuls Gignac et Thauvin surnagent

 

http://photo.maxifoot.fr/thauvin-gignac-2.jpgParadoxalement, la défense olympienne n’est pas si perméable que cela en championnat. Avec 21 buts encaissés en 20 matches, l’OM pointe actuellement au cinquième rang dans cet exercice. Faut-il pour autant privilégier la thèse de l’accident ? L’avenir nous le dira. Pour ce qui est du milieu de terrain, ce n’est pas beaucoup mieux. Les cinq joueurs utilisés par José Anigo (Romao, Cheyrou, Imbula, Lemina et Valbuena) ne pèsent que quatre petits buts en Ligue 1. Pire, depuis le début de la saison, Mathieu Valbuena est le seul à avoir délivré des passes décisives (3). En attaque, les deux réels motifs de satisfaction se nomment André-Pierre Gignac et Florian Thauvin. Le match de mardi en est le parfait exemple : deux buts pour le numéro 9 (dont un magnifique retourné) contre un but et une passe décisive pour l’ancien bastiais de retour à son meilleur niveau après un début de saison difficile. En Ligue 1, le duo Gignac-Thauvin est impliqué dans 17 des 29 buts marseillais (soit 59%).

 

Des chiffres qui mettent malheureusement en avant le manque d’influence d’un joueur comme Dimitri Payet. Après un début de saison prometteur, l’ancien lillois s’est petit à petit éteint jusqu’à en devenir transparent. Impliqué dans seulement cinq buts de son équipe après vingt journées, l’attaquant réunionnais, auteur de 12 buts et 12 passes décisives la saison dernière, est synonyme de déception pour les supporters phocéens. C’est également le cas d’une autre recrue : Saber Khalifa. L’international tunisien tarde à s’imposer (1 but en 18 matches) malgré le départ de Jordan Ayew, prêté cet hiver à Sochaux. L’ainé des frères Ayew, André, se remet lui d’une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des terrains depuis fin novembre. Même s’il n’a inscrit que deux buts cette année en championnat, le Ghanéen, dont le retour est prévu pour début février, devrait apporter un élan de détermination à une équipe marseillaise qui en manque cruellement.

 

Après des éliminations successives en Ligue des Champions, en Coupe de la ligue puis en Coupe de France, les hommes de José Anigo n’ont désormais plus qu’un seul et unique objectif : le championnat. Les Olympiens (5ème avec 32 points) se doivent d’aller chercher une qualification européenne pour ainsi sauver une saison 2013/2014 mal embarquée. Pour la Ligue des Champions, cela paraît difficile même si Lille (3ème avec 40 points) semble marquer le pas depuis quelques semaines. Pour accrocher la Ligue Europa, l’OM devra finir à une quatrième place aujourd’hui occupée par l’AS Saint-Etienne (ou alors espérer que le PSG rafle l’une des deux coupes nationales, ce qui libèrerait une place supplémentaire en championnat). Le 29 janvier prochain au Vélodrome, les Marseillais disputeront un match en retard de la 21ème journée face à Valenciennes. Une victoire leur permettrait de revenir à deux petits points des Stéphanois. Avant cela, un déplacement périlleux les attend dimanche soir à Louis II pour y affronter l’ogre monégasque. Il y a mieux pour sortir la tête de l’eau …      F.P

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 16:34

http://media.rtl.fr/online/image/2014/0119/7768969105_le-suisse-stanislas-wawrinka-vainqueur-de-tommy-robredo-a-l-open-d-australie-le-19-janvier-2014.jpg

23h30 ce mardi à Melbourne, Stanislas Wawrinka peut lever les bras au ciel, il vient d’éliminer le triple tenant du titre Novak Djokovic après un combat de titans qui aura duré plus de quatre heures (2/6, 6/4, 6/2, 3/6, 9/7). Iron Stan prend sa revanche sur le Djoker pour s’offrir une place dans le dernier carré. Fabuleux !

 

Les 15 000 fans venus en nombre à la Rod Lever Arena pour assister à un alléchant quart de finale Djokovic-Wawrinka n’ont pas été déçus, bien au contraire. Ce duel programmé en « night session » a tenu toutes ses promesses. Mieux, c’est sans aucun doute le plus beau match (et de loin) depuis le début du tournoi. Un rayon de soleil dans une levée 2014 qui manquait jusque-là de spectacle et de matches accrochés. Du suspense, il y en a eu dans cette bataille phénoménale où le fabuleux revers à une main de l’outsider suisse aura déjoué les pronostics pour venir à bout du jeu complet du grand favori de l’Open d’Australie.

 

Fin de série pour Nole

 

De cet affrontement entre l’Helvète et le Serbe, on retiendra surtout ce cinquième set d’anthologie dans lequel les deux hommes ont joué (en même temps) leur meilleur tennis. Un manche décisive d’1h20min interrompue par la pluie à 5-5. Wawrinka mène alors 40-15 sur son service. Pas facile pour lui de se rassoir quelques minutes sur sa chaise à un moment où la tension est extrême. Surtout lorsque l’on connaît le mental en acier de son adversaire. Après une interruption de quelques minutes, le temps d’installer le toit, le jeu reprend pour une fin de match en indoor. Stan ne tremble pas et lâche un service gagnant plein d’autorité : 6-5. Les échanges sont d’une extrême intensité. Il n’y a pas le moindre point gratuit entre ces deux défenseurs hors-normes. Chaque joueur conserve sa mise en jeu : 8-7 pour le Suisse. A 30-A, Nole se crispe quelque peu. Wawrinka en profite pour lâcher un formidable retour gagnant qui fait mouche : balle de match ! Le Serbe choisit l’option service-volée sur sa première balle. Un choix judicieux face aux retours chopés du Suisse. Mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, Djokovic flanche et expédie dans le couloir une volée pourtant largement à sa portée. Coup de tonnerre à Melbourne. Le triple tenant du titre est au tapis …

 

http://www.actusports.fr/wp-content/uploads/2013/01/Djokovic7.jpgWawrinka, le point rageur tourné vers son clan, peut quant à lui exulter. Un an et un jour après sa cruelle élimination (12-10 dans le 5ème set) au stade des huitièmes de finales du même tournoi, face au même adversaire, le droitier d’1m83 s’offre une magnifique revanche. Une victoire totalement méritée qui vient récompenser le travail d’un joueur de 28 ans aussi humble que talentueux. Longtemps dans l’ombre de Roger Federer, Stanislas Wawrinka vient de réussir le plus gros coup de sa carrière sur le circuit ATP. En convertissant sa toute première balle de match face au Djoker (13 défaites de rang), Iron Stan arrête l’hémorragie et stoppe sa victime du jour dans sa quête au Grand-Chelem annoncée durant l’intersaison. Une élimination en quart de finale également synonyme de fin(s) de série pour le numéro 2 mondial coaché par Boris Becker : pas de 26ème victoire consécutive à Melbourne, pas de 15ème demi-finale d’affilée en Grand-Chelem. Un genou à terre, Novak Djokovic devra vite se relever pour espérer reconquérir le trône sur lequel est solidement installé Rafael Nadal.

 

Une première finale en Grand-Chelem ?

 

Fatigué mais heureux, Wawrinka doit désormais avoir les yeux rivés sur sa demi-finale et son match face à …Thomas Berdych. « Le coup est jouable ! » : c’est ce que doit se dire le joueur aujourd’hui entrainé par Magnus Norman. Surtout si l’on regarde l’historique des confrontations entre les deux hommes : avantage Wawrinka qui mène 6-4 face au Tchèque. Attention tout de même au 7ème joueur mondial qui l’avait battu lors de leur unique affrontement en Australie, il y a cinq ans. Berdych possède également le précieux avantage d’avoir disputé une finale de Grand-Chelem en 2010 à Wimbledon. Dans ces moments là, l’expérience joue un rôle crucial. Néanmoins, le natif de Lausanne possède les armes pour venir à bout du tombeur de Ferrer en quart de finale. S’il maintient le niveau de jeu affiché face à Djokovic, le demi-finaliste du dernier US Open pourrait goûter aux joies d’une première finale en Grand-Chelem.

 

Ce serait une juste récompense pour le besogneux Wawrinka qui a mis du temps à se faire une place parmi les meilleurs joueurs de la planète tennis. Solidement installé dans le Top 10 du classement ATP depuis plus d’un an et demi, Stan occupe aujourd’hui son meilleur classement en carrière (8ème) et devrait se rapprocher du Top 5 en cas de finale à Melbourne. Dans l’immédiat, il devrait s’accorder un peu de repos bien mérité. Avant sa demi-finale programmée vendredi, il pourra regarder sereinement les deux autres quarts de finale du tableau masculin : Nadal-Dimitrov et Federer-Murray. Spectacle garanti ! L’état de forme de son compatriote et ami Roger Federer, qui n’a fait qu’une bouchée de Tsonga en huitièmes, nous laisse entrevoir une possible finale 100% suisse. Début de réponse la nuit prochaine …  F.P

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:12

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En Angleterre, la bataille pour le titre entre Arsenal, City et Chelsea est plus que jamais lancée. On en oublierait presque un autre enjeu de taille : la course au maintien. Après vingt-et-une journées disputées outre-manche, six petits points séparent le 10ème Hull City de la lanterne rouge Crystal Palace. La lutte s’annonce terrible !

 

« Ultra serrée » : voilà comment on pourrait qualifier cette Premier League 2013-2014. Et ce, à tous les étages : pour le titre, pour les places européennes et pour le maintien. A ce stade de la saison, pas moins de onze clubs se voient embarqués dans une éprouvante course au maintien longue de dix-sept journées. Même objectif pour tous les managers impliqués : obtenir une place parmi les dix-sept premiers, et peut-importe laquelle. Aujourd’hui, même le plus chevronné des bookmakers britanniques serait bien incapable de vous donner le nom des trois futurs relégués en Championship, la deuxième division anglaise. Chaque week-end, le moindre point glané par une équipe menacée est perçu comme un pas de plus vers une survie dans l’élite pour le moins convoitée.  

 

Pas de ventre mou

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, seuls deux clubs ne semblent ni concernés par les places européennes, ni par la course au maintien. Il s’agit de Newcastle et de Southampton. Avec 33 points, les Magpies pointent au huitième rang à déjà huit longueurs de la seule place qualificative pour la Ligue Europa occupée par Everton. Même s’il reste encore 51 points à distribuer, les coéquipiers du très courtisé Yohan Cabaye auront toutes les peines du monde à accrocher l’Europe via le championnat. Déjà éliminés des deux coupes nationales, les hommes d’Alan Pardew n’ont d’ores et déjà plus le moindre objectif cette saison. Pour Southampton, 9ème avec 30 unités au compteur, il faudra créer l’exploit en FA Cup pour disputer la C3 l’an prochain. Auteur d’un magnifique début de saison, les joueurs de Mauricio Pochettino possèdent un confortable matelas d’avance (12 points) sur le premier relégable Cardiff City.

 

Hormis les Magpies et les Saints, les dix-huit autres clubs vont devoir batailler ferme dans un championnat anglais à deux vitesses. Dans le premier tiers du classement, sept clubs se disputent les places européennes. Onze points séparent le leader Arsenal du champion en titre Manchester United (7ème). Pour le moment, rien n’est joué. Tant de choses peuvent encore se passer d’ici la fin de la saison. Dans la deuxième partie de tableau, il y a embouteillage entre le 10ème Hull City et le dernier Crystal Palace. Onze équipes se tiennent dans un mouchoir de poche : six points, soit deux victoires. Sans une série de quatre ou cinq succès consécutifs, tous devront lutter sans relâche jusqu’à la 38ème et dernière journée pour espérer conserver leur place en Premier League. La question est la suivante : quels clubs paraissent les mieux armés pour y parvenir ?

 

Avantage à l’expérience ?

 

http://www.h24info.ma/sites/default/files/styles/large/public/articles/principales/chamakh-crystal-palace-c-dr.jpg?itok=tm-D1Jw6Difficile d’y répondre. Néanmoins, si l’on se focalise sur les vingt-et-une premières journées, on remarque que deux clubs naviguent dangereusement dans les eaux troubles de la zone de relégation : Sunderland et Crystal Palace. En plus d’occuper à l’heure actuelle les deux dernières places du classement avec 17 points chacun, ces deux promus sont, depuis le début, abonnés à la zone rouge : 19 fois sur 21 pour les Black Cats et 17 fois sur 21 pour les Eagles, les partenaires de Marouane Chamakh. Paradoxalement, ces deux équipes ne sont pas pour autant condamnées, loin de là. Aujourd’hui, elles ne pointent qu’à un tout petit point du premier non-reléguable West Ham. Longtemps décroché, Sunderland remonte petit à petit la pente avec une seule défaite lors des neufs derniers matches, toutes compétitions confondues. Cela suffira-t-il au promu entraîné par Gustavo Poyet pour éviter la relégation ? Pas sûr quand on sait que l’expérience joue un rôle prépondérant en Premier League.

 

Pour le reste, tout peut arriver. Hull City, Aston Villa, Stoke, Swansea, West Bromwich, Norwich, Fulham, West Ham et Cardiff peuvent tous descendre. Personne ne veut connaître le même destin que les trois relégués du dernier exercice : Wigan, Reading et Queens Park Rangers. Si l’histoire se répète, il faudra pour cela totaliser au moins 37 points pour espérer conserver sa place parmi l’élite. Dorénavant, chaque journée va bouleverser le classement des onze équipes menacées sans pour autant garantir la survie de l’une d’entre elles. Les confrontations directes vont désormais valoir de l’or. La 22ème journée nous offre deux duels entre mal-classés : Norwich-Hull City et Crystal Palace-Stoke. Malheur aux perdants. Pour les autres clubs engagés dans cette course au maintien totalement folle, le défi sera de glaner de précieux points face aux grosses équipes, pour ainsi quelque peu s’éloigner de cette fameuse zone rouge tant redoutée. Qui réussira à sauver sa peau en Premier League ? Début de réponse dès ce week-end dans un feuilleton anglais qui nous tiendra en haleine jusqu’au 11 mai prochain …  F.P

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 13:44

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Auteur d’un doublé dimanche face à Stoke (5-3), son sixième depuis le début de la saison, El Pistolero n’en fini plus de dégainer, pour le plus grand bonheur de Liverpool, de nouveau membre du Big Four. Pas le moindre doute pour les fans des Reds, Luis Suarez est bien le plus grand attaquant de Premier League. Comment leur donner tort ?

 

Pas facile. Surtout quand l’on regarde les statistiques de l’intéressé : 22 buts en 16 matches de Premier League. C’est tout simplement ce qui se fait de mieux en Europe, deux unités devant le lauréat du Ballon d’Or 2013, le Madrilène Cristiano Ronaldo. En Angleterre, aucun attaquant n’arrive à suivre le rythme infernal de la gâchette uruguayenne. Un gouffre sépare le numéro 7 des Reds de son dauphin Sergio Agüero buteur à (seulement) 13 reprises en championnat. Et dire que Suarez a manqué les cinq premiers matches de la saison pour cause de suspension … Une absence qui n’empêche pas aujourd’hui El Pistolero de former, avec Daniel Sturridge (10 buts), le duo le plus prolifique de la planète football. 

 

The dark side of Suarez

 

http://www.chelseafoot.fr/wp-content/uploads/2013/04/luis-suarez-remord.jpgLes exploits de Luis Alberto Suarez Diaz sur les pelouses de Premier League n’en finissent pas de faire la Une des tabloïds anglais. Mais les comportements parfois limites, voire inacceptables de l’attaquant uruguayen on également fait les gros titres ces dernières années. On se souvient de ses insultes racistes proférées à l’encontre de Patrice Evra lors d’un match entre Liverpool et Manchester United le 15 octobre 2011. S’il a toujours nié avoir tenu de tels propos envers le latéral tricolore, l’accusé a bien écopé de huit matches de suspension. Bis repetita au mois d’avril 2013. Cette fois Suarez, sans doute affamé ce jour-là, a confondu le bras du pauvre Branislav Ivanovic avec un sandwich. Résultat, une sanction de neuf matches pour ce récidiviste déjà condamné en novembre 2010 après avoir mordu le cou d’Ottman Bakkal alors qu’il évoluait à l’Ajax d’Amsterdam. Indignée par ce comportement indécent, la presse anglaise avait attribué le surnom de « cannibale » à l’attaquant des Reds.

 

Voici le côté sombre de Luis Suarez. L’autre facette d’un joueur de tempérament aussi génial que provocateur. A bientôt 27 ans, le natif de Salto au nord de l’Uruguay, possède déjà un casier long comme le bras en Premier League anglaise : tirage de cheveux de Rafael (Manchester), doigt d’honneur à Craven Cottage (Fulham), but de la main, coup de pied dans le ventre Scott Parker (Tottenham), chambrage du banc à Everton et autres simulations grossières… Et ce n’est pas mieux en sélection où El Pistolero a également fait des siennes avec un coup de poing assigné au Chilien Gonzalo Raja lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 sans oublier son but sauvé de la main en quart du Mondial 2010 face au Ghana pour offrir une place à la Celeste dans le dernier carré. Luis Suarez est un compétiteur né, un attaquant obsédé par la victoire prêt à mourir sur le terrain, quitte à parfois mettre en danger la vie d’autrui.

 

Un meilleur ratio que Cristiano Ronaldo

 

Encore loin d’être exemplaire, le meilleur buteur de Premier League semble s’être quelque peu assagi : aucun carton rouge reçu depuis son retour de suspension. Il n’en reste pas moins un poison pour les défenses, un danger de tous les instants capable de scorer dans toutes les positions : sur coup franc, du droit, du gauche, de la tête. Suarez est un attaquant complet qui participe activement au jeu de son équipe comme en témoignent ses 5 passes décisives délivrées depuis le début de la saison. Si l’on ajoute à cela ses 22 réalisations, l’Uruguayen est impliqué dans 27 des 51 buts de Liverpool (soit 53%). Une performance stratosphérique pour un attaquant qui laisse le soin à son capitaine Steven Gerrard de se charger des penalties. Avec 1,38 buts par match, El Pistolero possède aujourd’hui un meilleur ratio que Cristiano Ronaldo (1,11).

 

http://www.kopleft.com/wp-content/uploads/2013/06/suarez-Uruguay.jpgPeut-t-on pour autant affirmer que Luis Suarez (26 ans) est le meilleur attaquant de Premier League ? Qu’il est plus fort que Sergio Agüero ou Wayne Rooney ? Le numéro 10 des Reds Devils est à créditer de 9 buts et 8 passes décisives en 17 matches. Sans doute encore plus complet que Suarez, Rooney occupe un rôle prépondérant à Manchester United. Replacé en faux numéro 9 voire en meneur de jeu, l’actuel meilleur passeur de Premier League, aujourd’hui âgé de 28 ans, n’est peut-être plus le buteur qu’il était. Ce n’est pas le cas de son homologue de Manchester City, « Kun » Agüero. Blessé au mollet depuis mi-décembre, celui qui a offert le titre aux Citizens un jour de 13 mai 2012 reste lui un véritable « renard des surfaces ». Auteur de 13 buts en 15 rencontres, le petit lutin argentin de 25 ans est un finisseur hors-pair doté d’une efficacité redoutable dans la zone de vérité. Mais, contrairement au numéro 7 des Reds, son rôle s’arrête là. 

 

 

Alors OUI, Luis Suarez est bien le plus grand attaquant de Premier League. Pas par sa taille (1m81 contre 2m03 pour Peter Couch), mais bien par son talent. S’il canalise son agressivité et qu’il continue à enfiler les buts comme des perles, le meilleur buteur de l’histoire de la Celeste (39 buts), présent dans la liste des 23 du dernier Ballon d’Or, pourrait vite se rapprocher du podium, et pourquoi pas, qui sait, peut-être même le gagner ?  F.P 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:31

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Abonnés aux places d’honneur depuis quelques saisons, les Angevins veulent conjurer le sort et ainsi retrouver l’élite du football français vingt ans après l’avoir quittée. Pour y parvenir, les hommes de Stéphane Moulin devront confirmer une première moitié de championnat pleine de promesses.

 

 

Si l’accession en Ligue 1 était une question de mérite, nul doute qu’Angers aurait déjà validé son billet. Depuis sa remontée en Ligue 2 en 2007, le club de Maine-et-Loire ne cesse de figurer dans la première partie du classement : 7ème en 2009, 5ème en 2010, 6ème en 2011, 11ème en 2012 puis 5ème en 2013. Cette année encore, le SCO se porte en candidat sérieux à la remontée dans l’élite. Preuve en est, ils occupent aujourd’hui une très prometteuse deuxième place avec 32 points glanés en 18 journées. Pour la première fois depuis cinq ans, les Angevins ont donc passé les fêtes de fin d’année sur le podium de la Ligue 2. Le SCO ne peut donc plus cacher ses ambitions …

 

17 journées sur 18 dans le top 3

 

Les coéquipiers de l’expérimenté Grégory Malicki ont parfaitement entamé cette saison 2013-2014 avec trois victoires en autant de rencontres. Un départ en boulet de canon qui leur a permis de prendre les reines d’un championnat de Ligue 2 une fois de plus très relevé. Depuis, les Scoïstes ont confirmé leurs bonnes intentions en restant scotché à un podium qu’ils n’ont délaissé qu’à une seule reprise lors de la 17ème journée (4ème). Et encore, ce n’était qu’en raison d’une différence de buts inférieure à celle du troisième Tourangeau. Avec 9 victoires, 5 nuls et 4 défaites, les Angevins affichent un bilan plus que flatteur. A eux de confirmer leur superbe première moitié de championnat.

 

Pour cela, ils devront s’appuyer sur l’une de leurs armes principales, à savoir les contre-attaques « supersoniques ». Les joueurs de Stéphane Moulin ont cette capacité pour exploiter à merveille le moindre ballon perdu par leurs adversaires. Le don de transformer une simple récupération en une action de but. Un art du contre qui leur a permis de briller loin de leurs bases. Avec 16 points pris en déplacement, Angers est tout simplement la meilleure équipe de Ligue 2 à l’extérieur, 3 points devant Metz. Et pourtant, c’est bien le promu messin qui est aujourd’hui solidement installé au sommet du classement avec 7 points d’avance sur son dauphin angevin.

 

Reconquérir Jean-Bouin

 

http://pays-de-la-loire.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2013/10/04/130926lco516.jpg?itok=DChHJpMYPour avoir la chance d’évoluer à l’échelon supérieur la saison prochaine, les partenaires de Richard Socrier vont devoir se concentrer sur une chose : perdre beaucoup moins de points à la maison. Seulement 13ème de Ligue 2 à domicile, le SCO doit vite rectifier le tir pour (re)faire de Jean-Bouin une forteresse imprenable. S’ils excellent en contre, les « noir et blanc » éprouvent quelques difficultés quand il s’agit de faire le jeu dans leur stade. A eux de changer la donne. Leur défense doit retrouver une certaine solidité (20 buts encaissés en 18 matches). Après quoi, leur prolifique duo d’attaque formé de Khaled Ayari et de Mohamed Yattara (12 buts à eux deux), fera le reste.

 

L’objectif avoué du club : la montée. Pour mettre fin à deux décennies sans les joies de goûter au doux parfum de Ligue 1. Une odeur enivrante humectée pour la dernière fois lors de la saison 1993-1994. Les cages angevines étaient alors gardées par un certain Ulrich Ramé. Le rêve est en marche. Mais la route est encore longue tout comme la liste des prétendants à ces fameuses trois premières places. Pas moins de dix équipes peuvent encore prétendre à la montée. Seuls 9 points séparent Niort (13ème) d’Angers (2ème). Telle est la dure loi d’une Ligue 2 chaque année encore un peu plus serrée. Mais le SCO y croit. Le club compte bien s’inspirer du parcours du voisin nantais promu la saison dernière en Ligue 1. Un premier défi attend les Angevins avec la réception de Nancy (4ème). Une victoire leur permettrait de prendre cinq longueurs d’avance sur les hommes de Pablo Correa. Réponse ce samedi …  F.P

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 17:52

http://www.africatopsports.com/wp-content/uploads/2013/12/Wenger-art.jpg

Leader après vingt journées de championnat, Arsenal se porte naturellement comme candidat au titre de la Barklays Premier League. Mais derrière, Manchester City, Chelsea voire Liverpool se tiennent à l’affut, prêts à contrarier les ambitions des troupes d’Arsène Wenger. Explications.

 

Statistiquement, en Angleterre, le champion d’automne possède une chance sur deux d’être sacré à la fin de la saison. Une bonne nouvelle pour les coéquipiers d’Olivier Giroud qui comptent bien rester assis sur ce fauteuil de leader tant convoité outre-manche jusqu’au 11 mai prochain. Pour y parvenir, la route est encore longue mais aussi semée d’embuches dans une Premier League 2013/2014 on ne peut plus serrée. L’arrivée de Mesut Ozïl lors du mercato estival a certes fait un bien fou aux Gunners, mais ces derniers ont-ils vraiment les armes pour rivaliser dans la durée avec les grosse cylindrées que sont les Citizens et les Blues ? Pas sûr …

 

Des signes inquiétants

 

Ce début d’année 2014 commence par une bien mauvaise nouvelle pour Arsenal avec la perte de l’un de ses hommes en forme Theo Walcott. Gravement blessé au genou en FA Cup le week-end dernier lors du succès face aux Spurs de Tottenham (2-0), l’international anglais est « out » pour le reste de la saison. Une indisponibilité qui fragilise encore un peu plus un effectif déjà limité, notamment dans le secteur offensif. Arsène Wenger devrait néanmoins s’employer dans les semaines à venir pour pallier cette absence de poids. Des noms comme Salomon Kalou (Lille) ou encore Diego Costa (Atlético Madrid) reviennent avec instance sur les bords de la Tamise.

 

D’autres signes ne laissent rien présager de bon. Flamboyants durant le premier tiers du championnat avec un jeu fluide et alléchant, les Gunners se sont quelque peu essoufflés depuis le début du mois de décembre. En perte de vitesse, la formation londonienne a semblé atteindre ses limites face aux grosses équipes de Premier League : une cinglante défaite à City (6-3), puis deux nuls sans relief à l’Emirates Stadium contre Everton (1-1) puis face au Chelsea de Mourinho (0-0). « The Special One » a d’ailleurs récemment déclaré qu’il considérait Manchester City comme le grand favori pour le titre. La cadence infernale imprimée par les hommes de Manuel Pellegrini sur les neuf derniers matches (25 points pris sur 27 possibles) semble donner raison au technicien portugais.  

 

Sans un tueur devant …

 

http://www.o-posts.net/news/wp-content/uploads/2013/04/Olivier-Giroud-Arsenal.jpgMalgré tout le respect que l’on doit à Olivier Giroud auteur d’une belle première partie de saison avec 8 buts en 18 matches, force est de constater que l’ancien montpelliérain n’est pas du même calibre que les Sergio Aguero, Wayne Rooney ou encore Luis Suarez. Le numéro 12 d’Arsenal ne joue pas dans la même cour que ces joueurs de classe mondiale capables à eux seuls de vous faire gagner des titres. Sans se focaliser sur l’attaquant tricolore, Arsenal paraît clairement un ton en-dessous des armadas offensives affichées par City (Touré, Silva, Aguero, Negredo, Dzeko, Nasri) ou par les Blues (Hazard, Oscar, Eto’o, Torres, Mata, Ramires).

 

Mais pour l’instant, les Gunners sont bel et bien devant. En tête après vingt journées disputées, avec un point d’avance sur Manchester City, deux sur Chelsea et six sur Liverpool. Sera-t-il suffisant pour aller chercher un quatorzième titre national après lequel les partenaires de Jack Wilshere courent depuis maintenant…10 ans ? L’avenir nous le dira. Pour cela, les hommes d’Arsène Wenger devront avoir les nerfs solides pour résister à leurs poursuivants. Le mois de février s’annonce d’ores et déjà crucial avec trois rencontres décisives en dix jours : Liverpool et Manchester United en championnat, suivi du Bayern Munich en Ligue des Champions. D’ici là, il ne faudra pas laisser trop de plumes en chemin, et ce, dès lundi avec un périlleux déplacement à Aston Villa.  F.P 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 22:48

http://www.sharkfoot.fr/media/2012/08/11.jpg

Dans un « choc » de Série A qui n’attire plus les foules, la Juventus n’a fait qu’une bouchée de la Roma de Rudy Garcia (3-0). Après dix-huit journées, le Scudetto semble d’ores et déjà promis à une Vieille Dame sans rival dans un terne championnat d’Italie plus que jamais sur le déclin.

 

Considéré par les observateurs comme le meilleur championnat au monde pendant les années 90, le Calcio est, depuis quelques années, en pleine perdition. Dépassée par la Liga BBVA espagnole en 2000, par la Premier League anglaise en 2004 puis par la Bundesliga allemande en 2011, la Série A italienne pointe à une indigne quatrième place au coefficient UEFA, juste devant le Portugal et la France. Il est bel et bien fini le temps où les meilleurs joueurs de la planète (Zidane, Ronaldo, Chevtchenko) régalaient les tifosi. Le spectacle a laissé place à l’ennui. L’efficacité défensive et la rigueur tactique ne sont plus la marque de fabrique des grands clubs italiens aujourd’hui en cruel manque de compétitivité sur la scène européenne. L’équipe transalpine la mieux classée, le Milan AC, n’occupe qu’une pauvre dixième place dans la hiérarchie européenne.

 

Certes l’Italie reste, avec 12 victoires, le deuxième pays le plus titré dans l’histoire de la Ligue des Champions, à égalité avec l’Angleterre et à seulement une longueur de l’Espagne. Mais ce petit écart risque fort de se creuser dans un futur proche. Cette année, l’Italie fait grise mine avec le Milan AC comme seul représentant en huitièmes de finale. Un maigre bilan comparé aux grandes nations européennes comme l’Allemagne (4), l’Espagne (3) ou encore l’Angleterre (3). Si Naples a quitté la compétition avec les honneurs (éliminé malgré 12 points dans un groupe très relevé), que dire de la Juventus, incapable de devancer les Turcs de Galatasaray pour une place en huitièmes de finale. Une déception pour le double tenant du titre de Série A, seul champion national des cinq grands championnats européens à ne pas être sorti de la phase de poules. Les coups d’éclats du Milan AC de Carlo Ancellotti ou de l’Inter de José Mourinho, vainqueurs de la coupe « aux grandes oreilles » en 2007 et 2010, ne semblent plus du tout d’actualité.

 

La Ligue Europa pour se consoler ?

 

http://ds1.ds.static.rtbf.be/article/image/624x351/5/1/c/d47e1c1a54c355604d800a677ae0378f-1386772557.jpgTroisièmes de leur groupe de Ligue des Champions, la Juve et le Napoli ont donc été reversés en Ligue Europa. Ils rejoignent en C3 la Fiorentina et la Lazio. Avec quatre représentants en seizièmes de finale, l’Italie est la nation la plus représentée dans une compétition où elle n’a plus triomphé depuis …15 ans et une victoire de Parme face à l’Olympique de Marseille (3-0). Depuis, pas la moindre finale à se mettre sous la dent. Une disette pesante qui pourrait néanmoins s’achever en cette édition 2014 avec une finale programmée …au Juventus Stadium. Une motivation supplémentaire pour une Vieille Dame désireuse de se racheter après une élimination prématurée en C1. Pour cela, il faudra d’abord se défaire de Trabzonspor, actuel 7ème du championnat turc, avant un possible huitième de finale 100% Italien face à la Fiorentina.

 

La Ligue Europa apparaît donc comme une terre d’avenir pour une Série A désormais dépourvue de joueurs de classe mondiale. Des « stars » qui, pour des raisons économiques, ont choisi de migrer vers d’autres horizons, vers des clubs plus riches. En Italie, force est de constater que l’herbe est aujourd’hui bien plus verte ailleurs. On pense notamment au Paris-Saint-Germain où Leonardo est venu faire son petit marché de l’autre côté des Alpes (Ibrahimovic, Thiago Silva, Cavani, Lavezzi, Pastore, Sirigu, Menez, Marquinhos, Verratti, Thiago Motta). Conséquence, sur les 23 nommés pour le FIFA Ballon d’Or 2013, seul Andréa Pirlo (Juventus) évolue dans une Série A sans spectacle où les stades n’en finissent pas de se vider…

 

Le championnat italien n’est plus un eldorado. L’Italie pleure son Calcio autrefois peuplé des plus grandes stars du ballon rond. Dans son malheur, ce grand pays de football peut compter sur une Squadra Azzurra qui continue de briller, mais pour combien de temps ?   F.P 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 16:34

http://foliedunevie.trophee-roses-des-sables.org/files/2013/12/belle_couverture_facebook_bonne_annee_2014-other.jpg

Vous vous êtes régalés en 2013 ? Ce n’est rien à côté de ce qu’il vous attend cette année. Au menu : Jeux Olympiques d’hiver, Coupe du monde de football, championnats du monde de basket-ball, sans oublier les traditionnels rendez-vous qui feront le bonheur de tous les amateurs de sport. Bon appétit !

 

En guise de mise en bouche, cette année olympique vous propose un championnat d’Europe masculin de handball en terre danoise du 14 au 26 janvier. L’occasion pour les « Experts » de Claude Onesta de faire oublier leur piètre prestation lors de l’exercice précédent (11ème de l’Euro 2012). Dans le même temps, les mordus de tennis garderont forcément un œil rivé sur les courts de Melbourne de l’Open d’Australie. Tenant du titre, Novak Djokovic semble avoir la faveur des pronostics même si cette première levée du Grand Chelem s’annonce des plus ouvertes.

 

Des JO en entrée

 

http://skipass.fr/p/news/63175/97286.jpgLa dégustation se poursuit avec un savoureux hors-d’œuvre : les Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie. Du 7 au 23 février, programme chargé : pas moins de 3000 sportifs, 86 nations, 7 sports, 15 disciplines et 98 épreuves. La délégation française sera emmenée par Jason Lamy-Chappuis. Outre le champion olympique 2010 de combiné nordique, les principales chances de médailles tricolores se nomment Martin Fourcade (biathlon), Alexis Pinturault (ski alpin) ou encore Kevin Rolland (ski half-pipe). Une grosse pensée à la championne du monde de Géant Tessa Worley contrainte de déclarer forfait suite à une lourde chute mi-décembre à Courchevel. Nos représentants ont d’ores et déjà promis de lui faire honneur en brillant pendant ces deux semaines olympiques.

 

Pour poursuivre avec cette délicieuse entrée d’hiver, passez de la neige à l’asphalte avec le début de la saison de Formule 1. Premier rendez-vous dès le 16 mars sur le circuit de Melbourne, en Australie. A noter que Sotchi va décidément faire l'actualité en 2014. Après les jeux Olympiques d'hiver, la cité balnéaire russe accueille un Grand Prix de Formule 1 sur un circuit flambant neuf. Profitez d’une saison à 300 à l’heure longue de dix-neuf Grand Prix qui s’achève à Abou Dabi le 23 novembre prochain. Malgré des nouveautés en matière de règlement, le grandissime favori à sa propre succession reste le quadruple champion du monde en titre, le pilote allemand Sebastian Vettel (RedBull).

 

Toujours pas rassasiés ? Tant mieux, car ce n’est que le début... L’arrivée du printemps sonne le retour du cyclisme et ses fameuses classiques : de Milan-San Remo à Paris-Roubaix en passant par le Tour des Flandres. Après le premier Majeur de golf disputé mi-avril sur le parcours américain d’Augusta, direction les tatamis avec les championnats d’Europe de Judo à Montpellier. En tête d’affiche, Teddy Rinner part à la conquête qu’un quatrième sacre européen. Au mois de mai, les grands championnats de football livrent leur verdict, avec en point d’orgue une finale de Ligue des Champions le 24 mai à Lisbonne. Deux jours plus tard, place à Roland Garros où Rafael Nadal entre en lice pour une neuvième couronne, pour entrer encore un peu plus dans l’histoire du tennis. 

 

Le Mondial au Brésil en plat de résistance

 

http://static.programme-tv.net/var/actualites-tele-large/4/45559-football-tirage-sort-coupe-monde-2014-diffuse-tmc.jpg?2907La fin du printemps nous offre un plat gastronomique d’exception : la Coupe du monde de football au Brésil. Un Mondial dans la Mecque du ballon rond à consommer sans modération du 12 juin au 13 juillet. Un début d’été endiablé au rythme de la samba. Outsiders, les Bleus de Didier Deschamps se rendent au Brésil dans l’idée de pourquoi pas créer l’exploit ! S’ils succèdent aux champions en titre espagnols, les coéquipiers de Franck Ribéry deviendraient la première nation européenne souveraine sur le continent Sud-Américain. Fin juin, jonglez entre la pelouse du stade Maracaña et le gazon londonien pour suivre Wimbledon. Sacré dans son royaume en 2013, l’Ecossais Andy Murray aura fort à faire pour conserver son bien.

 

Plateau de fromage traditionnel avec le Tour de France de cyclisme. Cette année, « la Grande Boucle » s’élance le 5 juillet de Leeds, en Angleterre. Un clin d’œil aux coureurs britanniques Bradley Wiggins et Christopher Froome, lauréats des deux dernières éditions. Après 21 étapes et 3656 kilomètres parcourus, l’arrivée est prévue le dimanche 27 juillet sur l’incontournable Avenue des Champs-Elysées. Un peu comme à Roland Garros et la disette tricolore depuis le sacre de Yannick Noah en 1983, on ne voit pas quel Français pourrait succéder à Bernard Hinault, maillot jaune à Paris il y a 29 ans. Sait-on jamais …

 

Du basket en dessert

 

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/4031379933073.jpgPour clôturer ce repas de fêtes, tous les gourmands seront séduits par une carte des desserts des plus alléchantes. On commence par les championnats d’Europe d’Athlétisme qui s’invitent à Zurich du 12 au 17 août. Plongez ensuite dans les bassins de Berlin pour vivre les championnats d’Europe de natation du 13 au 24 août. Le lendemain à New York, premiers échanges de l’US Open, dernier tournoi du Grand Chelem remporté en 2013 par Nadal. Spectacle garanti ! Mais que dire de la fin de l’été avec les succulents championnats du monde de basket-ball en Espagne du 30 août au 14 septembre. Auréolée de son récent triomphe à l’Euro 2013 en Slovénie, "la bande à Parker" a les dents longues et part à la conquête d’un premier sacre mondial. On en salive d’avance …

 

Vous prendrez bien un petit café ? L’été s’achève et laisse place à l’automne. Le 21 septembre prochain, l’identité de l’équipe championne du monde de volley-ball sera dévoilée. Les filles seront à la fête en cette fin d’année 2014. Fin septembre, la Turquie accueille les mondiaux de basket-ball féminin. Il faudra compter sur « les Braqueuses » médaillées d’argent aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Du 7 au 21 décembre, la Hongrie sera pays hôte de l’Euro féminin de handball. L’occasion rêvée pour les Bleues de finir l’année en beauté et ainsi se racheter après une élimination douloureuse en quarts de finale du Mondial 2013. Entre-temps, nous connaitrons le nom des successeurs de Vettel en Formule 1, de Marquez en Moto GP ou encore de la République-Tchèque en Coupe Davis.

 

Repus ? On ne le serait à moins. Mais rassurez-vous, ce copieux repas de fêtes est à consommer sans modération …  F.P 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 17:56

http://golf.lefigaro.fr/medias/2013/11/16/20131116PHOWWW00003.jpg
Auteur d’une saison 2013 exceptionnelle avec en point d’orgue une victoire de prestige au Turkish Airlines Open, Victor Dubuisson fait désormais partie des tous meilleurs golfeurs de la planète. A 23 ans, « Dub » pointe au 32ème rang mondial et semble à l’aube d’une très belle carrière. Explications.

 

Les prémices

 

Premiers pas sur les greens à six ans, plus jeune joueur à participer à un tournoi du Tour européen à quinze, plus jeune champion de France à seize, champion d’Europe amateur à dix-neuf … Précoce le garçon ? La progression du « petit » Dubuisson est tout simplement fulgurante. La France le considère alors comme le futur « crack » qu’elle attend depuis si longtemps. A juste titre. En 2009, il devient le premier français à devenir numéro un mondial amateur. Une prouesse qui offre au jeune tricolore un droit d’entrée sur le circuit professionnel après une carrière amateur ponctuée de succès. Un avenir radieux semble déjà promis au prodige Dubuisson qui n’a pas encore soufflé ses vingt bougies. 

 

Après des débuts encourageants dans la cour des grands, de graves blessures au coccyx viennent quelque peu « gâcher » une saison 2011 qui s’annonçait comme celle de l’éclosion. Touché physiquement mais aussi mentalement, Victor s’accroche. Son talent reste intact. Malgré des douleurs récurrentes dans le bas du dos, le Français marque l’année 2012 de son empreinte en rendant une improbable carte de 62 (-10) sur le parcours mythique du Old Course de Saint Andrews, effaçant des tablettes le précédent record établi par un certain Rory McIlroy. Ajoutons à cet incroyable exploit des performances remarquées au Volvo China Open (4ème) puis au Ballantine’s Championship (3ème). En seulement dix tournois, Dubuisson conserve sa carte sur le circuit professionnel. Prometteur. 

 

Les premiers coups d’éclats du rookie français commencent à susciter l’intérêt des médias. Le grand public découvre alors un joueur puissant et créatif avec des mains en or. Un jeune homme souriant doté d’un charisme naturel. Un golfeur atypique qui passe l’essentiel de son temps sur le parcours plutôt qu’au pratice. Ce choix d’entraînement discutable va pourtant s’avérer payant. Enfin rétabli de ses blessures, il profite du début de saison 2013 pour retrouver ses sensations. Les résultats ne sont pas encore là, mais son jeu se met petit à petit en place. Victor ne le sait pas encore, mais la fin de saison va révéler son immense talent au grand jour.

 

Dubuisson change de dimension

 

http://golf.lepoint.fr/photo/art/default/6028665-8991396.jpg?v=1384104251Début novembre 2013, le droitier sponsorisé par Titleist se montre intouchable sur le parcours d’Antalya, en Turquie. Première victoire chez les pros, et pas des moindres pour Dubuisson qui s’adjuge le convoité Turkish Airlines Open au nez et à la barbe des tous meilleurs : Tiger Woods, Justin Rose ou encore Ian Poulter. Excusez du peu ! Ce triomphe sur l’un des parcours les plus dotés du circuit européen permet à Victor Dubuisson d’intégrer le Top 10 de la Race to Dubaï. Coup double pour le Cannois qui grimpe au 39ème rang mondial, soit la meilleure place jamais occupée par un Français (dépassant ainsi Thomas Levet 42ème en 2004). Toujours sur un nuage, « Dub » confirme quelques jours plus tard avec une magnifique troisième place à l’Open PGA de Dubaï remporté par le N°1 Européen, le Suédois Henrik Stenson.

 

Apprécié des autres golfeurs pour sa bonne humeur et sa simplicité, le jeune tricolore reçoit les éloges de ses pairs. L’anglais Ian Poulter (12ème mondial) voit Dubuisson comme un futur grand : « Si Victor nous rejoint à la Ryder Cup cette année, il sera un vrai plus ». Une déclaration qui témoigne du changement de statut de ce joueur complet d’un calme olympien. A seulement 23 ans, Victor Dubuisson termine la saison 32ème au classement mondial. Cela lui offre une place pour le PGA Tour et surtout un ticket pour le Masters d’Augusta en avril prochain. Une participation à un premier Majeur synonyme de rêve pour tout golfeur. Pourtant loin d’avoir atteint son potentiel maximum, le N°1 Français dispose déjà de toutes les cartes pour briller sur le circuit américain. C’est en tout cas le sentiment du joueur et consultant français Thomas Levet : « Moi, je le vois s’imposer sur le PGA Tour ». Et pourquoi pas dès 2014 ?    F.P

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 17:20
http://fast.swide.com/wp-content/uploads/Marc-marquez-Motogp-2013-honda-cover.jpg
Couronné pour toute sa première année dans la catégorie reine, le prodige espagnol de 20 ans a créé la sensation en devenant le plus jeune champion du monde de MotoGP de l’histoire. Retour sur une saison prometteuse.

 

Auréolé de ses titres en 125cc (2010) et en Moto2 (2012), le pilote catalan abordait sa première saison en MotoGP dans la peau d’un potentiel trouble-fête, mais de là à le voir triompher dès son arrivée dans la cour des grands. De là à le voir décrocher un sacre mondial au nez et à la barbe des Lorenzo, Rossi et autre Pedrosa. Et pourtant, Marc Marquez (Honda) l’a fait ! Une première pour un rookie depuis l’Américain Kenny Roberts (Yamaha) il y a 35 ans. À 20 ans et 266 jours, le natif de Cervera est devenu, en novembre dernier, le plus jeune champion du monde de l’histoire de la catégorie reine.

 

Précoce et véloce

 

Lorsqu’il signe chez l’écurie Repsol Honda en juillet 2012, Marc Marquez, alors largement en tête du championnat de Moto2, ne cache pas son bonheur : « Atteindre le MotoGP avec l'écurie Repsol Honda la saison prochaine est un rêve qui devient réalité ! ». Marquez sera associé à son compatriote Dani Pedrosa en lieu et place du double champion du monde australien Casey Stoner. Le président du constructeur japonais Shuhei Nakamoto ne manque pas de vanter les qualités de sa nouvelle recrue sans pour autant lui mettre de pression inutile : « Marc a déjà prouvé qu'il était rapide en 125cc et Moto2, et nous pensons qu'en lui laissant le temps de s'adapter à une nouvelle catégorie, il pourra aussi le prouver en MotoGP ».

 

Bonne pioche. Le jeune espagnol n’a pas besoin de temps d’adaptation. Première course le 7 avril 2013 au Qatar, et premier podium. Lors du grand prix suivant sur le circuit des Amériques à Austin, le numéro 93 fait coup double : victoire et pole position. Marc Marquez inscrit son nom au palmarès de la moto. Il entre dans la légende en devenant le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur de l’histoire devant un certain Freddy Spencer. La troisième course de la saison a lieu chez lui en Catalogne sur le circuit de Jerez. Le débutant surdoué régale le public et fait preuve de caractère. Dans un dernier tour musclé, Marquez joue des coudes face au champion du monde en titre Jorge Lorenzo pour arracher une deuxième place derrière son coéquipier Pedrosa. Les fans sont conquis par la fougue du jeune prodige qui s’installe au sommet de la hiérarchie mondiale.  

 

Une frayeur avant le bonheur suprême

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQuQHdL9a38HW6xCO-BoWN-MHXbOgZWNRB3-Hke4jdzFZ5GgRkKIZeWExXR9QAprès des débuts tonitruants, le pilote catalan confirme par quelques podiums avant de signer quatre victoires consécutives. Il profite des blessures de Pedrosa et Lorenzo pour s’installer solidement en tête du classement mondial. Le talent de la nouvelle pépite des circuits éclate au grand jour. Marquez apporte sa fraîcheur sur les circuits, il assure le spectacle par son pilotage agressif et atypique, le coude collé à l'asphalte dans les virages. Une conduite payante mais dangereuse. Début septembre à Silverstone, la révélation du début de saison chute lourdement lors du warm-up et se luxe l’épaule gauche. Malgré la douleur, Marquez participe à la course pour finir à une belle deuxième place, obligeant Lorenzo à s’employer pour sceller la victoire. Incroyable ! Valentino Rossi, sextuple champion du monde de la catégorie, ne tarie pas d’éloges envers son probable successeur : « Marquez ? Je n’ai jamais vu un rookie comme lui ! ». Pour rappel, en 2000, The Doctor avait lui terminé deuxième pour sa première année dans l’élite.

 

La fin de saison s’annonce palpitante. Lorenzo empoche un autre succès à Saint-Marin avant que Marquez ne lui réponde à Aragon, en Espagne pour conforter sa place en tête du championnat du monde. Malgré un Lorenzo déchaîné en cette fin de saison, Marquez fait le métier en récoltant de précieux points. A trois courses de la fin, le titre de champion du monde lui tend les bras. Mais comme pour redonner un peu de suspense à cette fin de saison, le rookie espagnol commet une faute aussi incroyable que stupide en Australie : il effectue son arrêt obligatoire aux stands un tour trop tard. Une erreur de jeunesse qui entraîne sa disqualification et permet à Lorenzo de revenir à 18 points à deux courses de la fin. Puis 13, avant l’ultime rendez-vous de la saison à Valence, en Espagne. Le rookie n'a besoin que d’une quatrième place pour être sacré, mais une énorme pression pèse sur ses épaules. Le jeune espagnol à les nerfs solides, il réalise une course pleine de maturité pour franchir le drapeau à damier à une belle troisième place et ainsi entrer dans l’histoire de son sport.

 

Souverain dès ses débuts dans la catégorie reine, Marc Marquez s’offre le luxe de devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire. Auteur d’une saison exceptionnelle : 6 victoires, 16 podiums et 9 poles en 18 courses, le désormais célèbre numéro 93 entre dans histoire de la MotoGP. Est-ce pour autant le début d’un règne ?   F.P 

 

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